Coup de froid pour Jazz sous les pommiers !

La 45ème édition du festival Jazz sous les Pommiers s’est déroulée à Coutances du 8 au 16 mai 2026. La météo bien fraîche et agitée a remplacé la période quasi estivale qui avait précédé. Ces caprices du temps sont assez rageants mais le jazz peut s’accomoder de toutes les turbulences !

Jazz sous les pommiers 2026 - le "village" de la Place de Gaulle à Coutances

Un contexte guère rassurant

Aux aléas du climat (les Saints de Glace ?) s’ajoute le contexte économique et géopolitique mondial plutôt inquiétant en cette année 2026. La guerre en Iran a entraîné une augmentation brutale du prix des carburants et de ce fait une baisse du pouvoir d’achat. Cependant la fréquentation n’a guère fléchi dans les salles : les specteurs se sont déplacés et ont acheté des places en masse.
Dans les rues et sur tous les espaces extérieurs, c’était autre chose. Flaner ou s’attabler en plein air demandait une bose dose de détermination. On imagine que les commerçants installés dans les villages du festival ont dû faire grise mine…

Le jazz ! le jazz ?

Une fois campé le contexte de cette édition, venons en à ce qui nous préoccupe : le jazz (et les musiques improvisées plus largement). Comme par le passé, il faut extraire d’un programme très (trop) dense les musiciens et les musiques qui peuvent émoustiller nos oreilles et notre esprit curieux et attentif à la vitalité du jazz. Nous attendons donc chaque année une (bonne) dose de découvertes, de musiciens qui font avancer le jazz aujourd’hui… Bref du neuf qui ouvre de nouveaux horizons. Il n’est pas là.
On nous dira que ce festival programme encore du jazz à la différence de tous ceux qui sont « étiquetés » comme tel et proposent des musiques périssables, sans profondeur. Il faudrait voir le verre à moitié plein quand nous nous arrêtons sur la moitié restée vide ?

L'esplanade du théâtre de Coutances pendant le festival Jazz sous les pommiers 2026

Un public ouvert et prêt pour la découverte

Tout se passe ici et ailleurs comme si l’univers du jazz se limitait au carnet d’adresses composé au fil des ans par les programmateurs1. On (re)prend les mêmes et on recommence en justifiant cela par la rotation de nouveau projets, de nouveaux invités quand nous aimerions voir et écouter toute cette foule de musiciens qui font avancer le jazz et ne demandent qu’à apparaître dans ce programme. Ceux qui cherchent, créent et nous enthousiasment sur disque à défaut de les découvrir sur nos scènes en chair et en os.
Le public est ouvert et prêt pour la découverte comme on le constate chaque année dans des salles le plus souvent bondées. Pourquoi ne pas surfer sur cette curiosité qui ne demande qu’à se développer en invitant de nouveaux artistes ?


Un parcours sobre et léger

En attendant, nous avions fléché un parcours sobre et léger dans cette édition avec une sélection très limitée de concerts. Nous avons passé de bons moments, évidemment, en ayant l’impression d’être le plus souvent en terrain connu, ce qui peut sembler plaisant et confortable, il faut bien l’avouer !

Voici donc quelques échos en images de cette édition. Ce qui nous reste en tête après un temps volontaire de décantation.


Et aussi…

Ne manquez pas les cartes postales jazz qui relatent Jazz sous les Pommiers 2026 sur CultureJazz.fr. Vous y trouverez des commentaires sur une série de concerts.


  1. Cette remarque ne concerne pas seulement Jazz sous les Pommiers, on le rappelle. ↩︎